Mon arrière arrière grand père a subit une contre-attaque suite à l'attaque de son régiment le 27, 28 et 29 Avril.

 

« 1 mai 1915 :

Par suite de l'incendie le poste du Colonel est établi un peu en arrière des tranchées de 2e ligne dans une ferme ruinée. Au petit jour l'ennemi semble essayer une attaque. On aperçoit des allemands sur les coteaux en face de la 22e compagnie. A 3h30 le chef de Bataillon de droite signale que des forces ennemies se dirigent sur nos tranchées. A 4 heures le Lieutenant Colonel essaie vainement de lancer des fusées rouges pour déclancher un tir d'artillerie. Il était impossible de demander une action d'artillerie car les agents habituels n'avaient pu rejoindre le nouveau poste du Lieutenant Colonel après l'incendie et les batteries avaient de nouvelles affectations ignorées. On envoie pour avoir une action indispensable, des hommes à pied dans la direction des batteries dont une déclenche un tir.

 

A 7h15, le Capitaine Gire en première ligne à la droite de la dernière tranchées prise signale que des forces allemandes qu'il évalue à plus d'un bataillon passent à l'écluse pour venir vers lui. Aucune communication n'étant possible du poste de Lieutenant Colonel avec le secteur de l'artillerie qui devrait intervenir, le Lieutenant Colonel s'adresse aussitôt au commandant Boudet qui quoique opérant dans un autre secteur, donne une de ses batteries et obtint un tir d'une telle éfficacité que les Allemands s'enfuient poursuivis par un tir progressif qui les terrorise. Quelques Allemands se retirent derrière « La Maison du Collège ». On y fait porter le tir de l'artillerie qui parvient à faire sauter une mitrailleuse. »

 

Denis sort indemne de la contre attaque allemande, le 268e compte 4 morts et 11 bléssés.

Le prochain post sera dédié au décès de mon aïeul.